En France métropolitaine, la forêt couvre 14 millions d'hectares , soit 25 % de la superficie du pays ( en troisième position européenne, après la Suède et la Finlande).
Contrairement à des idées reçues, en France la forêt ne régresse pas, au contraire : depuis deux siècles, sa surface a doublé et à partir de 1945, grâce aux programmes de plantation de résineux, elle s'est accrue de 35 %.
Mais qu'est-ce qu'une forêt ?
Selon l'IFN (Inventaire Forestier National), une forêt a une superficie d'au moins 4 hectares, tandis qu'un bois oscille entre 40 ares et 4 ha.
La particularité de la forêt française tient au fait que 74 % appartiennent à 4 millions de propriétaires privés se partageant donc 10 millions d'hectares. A noter que les possessions sont très inégales car seulement 0,9 % de ces privés possède 45 % de la forêt privée.
La forêt française est donc très morcellée et, mis à part les grands propriétaires ou les investisseurs professionnels, le meilleur côtoie le pire en terme d'entretien et d'utilisation.
Moyenne des superficies chez les privés : 3 ha.
Pour les 26 % restants, 16 % appartiennent aux collectivités locales et 10 % seulement à l'Etat.
Ces forêts d'Etat, publiques, portent le qualificatif de "domaniales" et représentent 1,8 millions d'ha. Nombre certes faible en rapport aux espaces boisés privés, mais les 1500 forêts domaniales comptent parmi les plus belles de France (Fontainebleau, Rambouillet, Tronçais, Esterel...).
En général, la fonction de production de bois cède de plus en plus la place aux fonctions sociale et récréative. Les français comprennent aussi mieux le rôle écologique des forêts car elles piègent le CO2, responsable d'une partie de l'effet de serre sur notre planète.
Le prix moyen d'un hectare se négociait autour de 3290 € en 2001 et on a répertorié en France environ 576 espèces d'arbres, preuve de la richesse de nos forêts qui se développent sous des climats océanique, continental et méditerranéen.